Présentation générale

A l’interface entre recherche fondamentale et recherche action, ce colloque propose d’explorer les cadres théoriques, méthodologiques et pratiques qui structurent l’appréhension et l’analyse des coexistences entre animaux humains et non humains. L’opposition soulignée lors de l’introduction du colloque entre les définitions du « sauvage » et de la ville servira de point de départ pour examiner les défis de la coexistence entre humains et faune sauvage dans les environnements urbains.

La gouvernance du sauvage mobilise des pratiques inscrites dans des politiques gestionnaires, façonnées par la combinaison d’éléments factuels, de jeux d’acteurs et de représentations, largement héritées. Le colloque s’ouvrira par l’analyse des représentations humaines des animaux non-humains, de la coexistence et de ses effets sur les sociétés humaines, mettant en lumière l’importance du sensible, tant dans la construction des relations inter-espèces que dans leur étude scientifique. Le premier axe du colloque portera ainsi sur l’interface symbolique de la coexistence. Le deuxième axe adoptera une approche épistémologique, questionnant les notions clé mobilisées dans l’analyse des interactions entre humains et animaux autres qu’humains. Le troisième axe portera sur la co-construction, par les spatialités humaines et animales, de l’interface physique de la coexistence. Enfin, le quatrième axe questionnera les systèmes de gouvernance humaine de la nature sauvage en ville, dans leurs aspects politiques, structurels et pratiques. Cet appel vise à susciter des contributions s’inscrivant dans l’un de ces quatre axes.

La date limite fixée pour la soumission des propositions de communications est le 31 mai 2025.

Le colloque marque la fin d’un programme de recherche interdisciplinaire « Sauvage en ville, quand le sanglier et la faune des forêts brouillent les frontières ». Porté par l’UMR 5319 Passages, ce programme s’inscrit dans la continuité de différents travaux attachés à une géographie animale, ou autour de l’animal, au sein du laboratoire. Il est principalement financé par le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine, et co-financé par des instances territoriales (Bordeaux Métropole, ville de Bordeaux), industrielle (ARIANE Group), scientifiques et universitaires (CNRS, Office Français de la Biodiversité, Université Bordeaux Montagne, Université de Limoges et Université de Poitiers). Il bénéficie également du soutien des Fédérations de chasse (Régionale de Nouvelle-Aquitaine, Départementale de Gironde).

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